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 ainay le chateau

 

 La légende du fantôme de Bertrucat d’Albret

 

"Quand le vent souffle sur les remparts d’Ainay, écoute bien… c’est peut-être Bertrucat qui murmure encore ses plans de conquête."

 

Contexte historique

 

En 1359, Bertrucat d’Albret s’empare d’Ainay-le-Château avec ses compagnies de routiers. Il transforme la paisible cité en bastion militaire, rançonnant les villages alentours et terrorisant les habitants. Son règne est brutal mais stratégique : il fortifie les lieux, installe ses hommes dans les tours, et fait d’Ainay un point névralgique de ses campagnes .

 

La malédiction

 

Selon la légende locale, Bertrucat aurait fait exécuter un jeune moine qui tentait de négocier la paix. Avant de mourir, le moine aurait maudit le capitaine :

"Ton âme ne connaîtra jamais le repos, tant que tu n’auras pas réparé le sang versé."

Depuis ce jour, les nuits de brume, les habitants affirment entendre :

Chaque année, à la date anniversaire de la prise d’Ainay (fin août), les plus superstitieux évitent les abords du vieux donjon. On dit que Bertrucat revient inspecter ses anciennes lignes de défense, cherchant à comprendre pourquoi son empire s’est effondré.

Certains affirment que si l’on laisse une pièce d’or sur les pierres du vieux mur, le fantôme s’éloigne sans bruit… mais gare à ceux qui se moquent de lui : leur sommeil sera hanté par des cauchemars de guerre et de feu.

 

 Bertrucat d’Albret

 bertucat

 

La légende de la cloche qui sonne seule

"Quand la cloche sonne sans main, c’est que l’âme d’un juste réclame justice."

 

cloche

 

 l'Eglise Saint-Etienne

 

eglise saint etienne

 

Origine mystérieuse

 

La cloche principale de l’église Saint-Étienne, forgée au XIIIe siècle selon les anciens, aurait été bénie par un moine errant venu de Clairvaux, disciple de Saint Bernard. Ce moine, selon la légende, aurait gravé une prière secrète dans le métal avant de disparaître dans la forêt de Tronçais.

 

Les nuits de brume

 

Depuis des siècles, les habitants racontent que la cloche sonne sans intervention humaine lors de certains événements tragiques ou bouleversants :

Une cloche protectrice

 

On dit que la cloche est liée à l’âme du village. Si elle sonne seule, c’est pour avertir, protéger ou pleurer. Les anciens affirment qu’un enfant né sous son tintement est béni par la sagesse, mais qu’un mariage célébré alors qu’elle sonne seule est voué à l’échec.

 

 Le rituel oublié

 

Une vieille tradition voulait que l’on place une bougie sous la cloche chaque solstice d’hiver, pour apaiser son esprit. Ce rituel, tombé dans l’oubli, aurait été transmis par les sœurs du couvent des Récollets, aujourd’hui disparu.

 

 

La légende des Mandais et des Veilleurs de Tronçais

 

"Dans les Mandais, les arbres ne dorment jamais. Ils regardent, ils écoutent… et parfois, ils parlent."

 

Les Veilleurs de la forêt

 

Depuis des siècles, les anciens du village racontent qu’au cœur des Mandais, certains chênes centenaires sont habités par des esprits appelés les Veilleurs. Ces entités bienveillantes protègent la forêt, mais punissent ceux qui la profanent.

On dit que les Veilleurs peuvent :

Le pacte de la pleine lune

 

Une vieille tradition voulait que les jeunes du village viennent déposer une pierre blanche au pied du plus vieux chêne des Mandais lors de la première pleine lune du printemps. En échange, ils recevaient un rêve prophétique : un aperçu de leur avenir, leur amour ou leur destin.Mais gare à ceux qui se moquaient du rituel : on raconte qu’un jeune homme, au XIXe siècle, aurait ri des anciens et brisé une branche sacrée. Il disparut trois jours plus tard, et son cheval fut retrouvé seul, tournant en rond près de l’arbre.

 

Le feu interdit

 

Les Mandais sont aussi connus pour un phénomène étrange : aucun feu ne prend dans cette partie de la forêt. Les campeurs, les bûcherons, même les pompiers, ont tous constaté que les flammes s’éteignent mystérieusement. Les anciens disent que c’est la volonté des Veilleurs, pour préserver leur sanctuaire.

 

Les chênes centenaires

 

chene

 

La légende du moine aux herbes noires

 

"On dit que sous les pierres du vieux couvent, la terre garde encore le secret des potions interdites."

 

Le couvent oublié

 

Construit au début du XVIIe siècle, le couvent des Récollets abritait des moines franciscains réputés pour leur austérité et leur savoir médicinal. L’un d’eux, Frère Anselme, était connu dans tout le Bourbonnais pour ses remèdes à base de plantes rares, qu’il cultivait dans un jardin secret derrière les murs du couvent.

Mais Frère Anselme n’était pas seulement guérisseur… il était aussi visionnaire. On raconte qu’il pouvait prédire les maladies avant qu’elles ne frappent, et qu’il parlait aux arbres de la forêt de Tronçais comme à des confidents.

 

Le pacte des herbes noires

 

Un soir de solstice, Frère Anselme aurait été vu cueillant une plante interdite, la belladone noire, sous la lumière de la lune. Il aurait murmuré une prière étrange, mêlant latin et vieux bourbonnais, puis disparu dans les cryptes du couvent.Depuis ce jour

La disparition

 

Lors de la Révolution, le couvent fut vendu comme bien national et aussitôt démoli. Mais les ouvriers qui participèrent à sa destruction furent tous frappés par des maladies étranges dans les mois qui suivirent. On dit que Frère Anselme avait protégé son jardin avec une malédiction végétale, et que nul ne devait déranger son repos.

 

Frere Anselme

 

frere anselme

 

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