arfeuilles

 La légende de Notre-Dame d’Arfeuilles

 

Autrefois, bien avant que l’église actuelle ne soit construite en 1870, le site était déjà considéré comme un lieu sacré. On raconte qu’une Vierge noire, appelée Notre-Dame d’Arfeuilles (ou Arfolia en 1337), y était vénérée. Cette statue n’était pas comme les autres : elle possédait des pouvoirs miraculeux.

Lors des grandes calamités, les habitants portaient la statue en procession jusqu’à la croix du Verger, espérant apaiser les cieux et les esprits.

Une histoire de résistance et de foi

Pendant la Révolution française, la statue fut menacée de destruction. Un cordonnier courageux la cacha dans son cellier pour la protéger. Après la tourmente, elle fut replacée dans l’église, et le 15 août devint la fête patronale du village, célébrée avec ferveur et gratitude.

 

Eglise Saint Germain et Saint Pardoux

 

eglise

 

La Vierge noire

 

vierge

 

La légende des feux follets du Val des Ombres

 

Il y a bien longtemps, dans un vallon brumeux que les anciens appelaient le Val des Ombres, vivaient deux amoureux : Éloïse, une jeune fille du village, et Théobald, un berger solitaire. Leur amour était pur, mais interdit par les familles, qui voyaient d’un mauvais œil cette union entre lignées rivales.

Un soir d’automne, alors que la brume s’épaississait sur les marais, Éloïse attendit Théobald près du vieux chêne du rez Murceint. Il ne vint jamais. On dit qu’il s’était aventuré trop loin dans les tourbières, attiré par une étrange lueur bleutée… une flamme dansante, comme une chandelle suspendue dans l’air.

Depuis ce jour, les habitants racontent que les feux follets apparaissent dans les bois d’Arfeuilles pour attirer les âmes perdues. On les voit surtout les nuits humides, près des ruisseaux ou des anciens chemins druidiques. Certains disent que ce sont les âmes des amoureux trahis, d’autres qu’il s’agit de gardiens des secrets anciens, liés aux cultes oubliés de la déesse-mère.

 

                                                        Eloise                                                                                       Théobald

eloise        theobald

 

 La légende des Écoliers de la Nuit

 

Autrefois, bien avant que les chemins ne soient tracés et que les cloches de l’église Sainte-Germaine ne résonnent dans la vallée, le Rez des Écoliers était un lieu d’apprentissage… mais pas comme les autres.

On dit qu’à la lisière de la forêt, dans une clairière cachée, se réunissaient des enfants aux yeux d’argent, guidés par une vieille femme que l’on appelait Mère Lune. Elle n’était ni tout à fait humaine, ni tout à fait esprit. Elle enseignait aux enfants les secrets des plantes, des étoiles, et des pierres qui parlent. Ces enfants n’étaient pas du village : ils apparaissaient à la tombée du jour, et disparaissaient avant l’aube.

Les villageois les appelaient les Écoliers de la Nuit.

Ce que l’on raconte encore… Si vous vous rendez au Rez des Écoliers un soir de pleine lune, vous pourriez entendre des chants anciens portés par le vent. Certains affirment avoir vu des lueurs bleutées danser entre les arbres, comme des lanternes suspendues dans l’air. Et une vieille légende dit que si un enfant pur de cœur trouve la clairière, il pourra apprendre les secrets oubliés du monde… mais il ne pourra jamais revenir au village.

 

Les  écoliers de la nuit

 

 ecoliers nuit

 

La légende de la fée de la Pisserote

 

On raconte qu’au cœur de la vallée du Barbenan, là où l’eau jaillit en cascade entre les roches moussues, vivait autrefois une fée nommée Lysandra. Elle veillait sur les sources et les ruisseaux, gardienne des eaux claires et des secrets de la forêt.

Chaque nuit de solstice, Lysandra apparaissait sous la chute d’eau, enveloppée d’un voile de brume argentée. Les anciens disaient que ceux qui la voyaient sans peur pouvaient formuler un vœu mais à une seule condition : ne jamais révéler ce qu’ils avaient vu.

Un jeune berger, Mathieu, amoureux d’une fille du village, s’y rendit un soir d’été pour demander à la fée de conquérir son cœur. Lysandra exauça son vœu… mais le garçon, grisé par son succès, raconta son aventure à tous. Le lendemain, la cascade s’était tarie. La vallée resta sèche pendant sept ans.

Depuis, les villageois murmurent que la fée n’a jamais pardonné cette trahison. Pourtant, certains promeneurs affirment encore apercevoir une silhouette lumineuse dans les brumes de la cascade, surtout à l’aube, quand le soleil perce à peine les feuillages.

 

La fée de la Pisserote

 

 pisserote

 

La légende du seigneur trahi de Montmorillon

 

Au XIIIe siècle, le château de Montmorillon dominait les vallées boisées d’Arfeuilles. Son seigneur, Guillaume de Montmorillon, était réputé pour sa bravoure… mais aussi pour son orgueil. Il commandait le passage stratégique entre les monts de la Madeleine et les terres de Châtel-Montagne.

Un jour, Guillaume s’allia avec les sires de Châtel-Montagne pour repousser une menace venue du sud. Mais selon une vieille légende, cette alliance n’était qu’un piège. Les seigneurs rivaux, jaloux de sa puissance, l’attirèrent dans une embuscade lors d’une bataille près du Val des Ombres. Guillaume périt, et son château fut pillé.

Depuis, on dit que les nuits de brume, une silhouette en armure apparaît sur les hauteurs du château, scrutant la vallée. Certains affirment entendre le bruit sourd d’un sabot sur les pierres, comme si le seigneur revenait réclamer justice.

Ce que les anciens murmurent… Le château serait bâti sur un ancien site druidique, ce qui expliquerait les phénomènes étranges observés dans ses ruines.

 

Ruines  du Chateau de Montmorillon

 

montmorillon

 

Seigneur de Montmorillon

 

seigneur

 

accueil     alphabet     commune