arpheuilles

  La batteuse du diable

 

On raconte qu’au début du XXe siècle, une batteuse flambant neuve fut livrée à une ferme isolée près du bois de Terjat. Le jour de son premier usage, le ciel s’assombrit sans prévenir. La machine se mit en marche toute seule, sans que personne ne touche au levier. Les gerbes de blé volaient, les courroies hurlaient, et les roues tournaient à contre-sens. Le vieux Léon, qui avait tenté de l’arrêter, jura avoir vu une silhouette noire assise sur le moteur, les yeux rouges comme des braises.

Depuis ce jour, la batteuse fut remisée dans une grange, mais chaque année, à la veille du Marché d’Antan, on dit qu’on l’entend ronronner doucement… même sans carburant.

 

 Moissonneuse batteuse

 

moissonneuse

 

 Le tracteur capricieux de la Combe aux Loups

 

Un autre récit parle d’un tracteur Fordson, modèle 1952, qui refusait obstinément de démarrer… sauf les nuits de pleine lune. Le fermier, Marcel, avait tout essayé : changer les bougies, purger le carburant, même prier Saint-Priest. Rien n’y faisait. Mais chaque pleine lune, le tracteur démarrait tout seul, et filait vers le bois, comme attiré par une force invisible.

Un soir, Marcel le suivit à pied. Le tracteur s’arrêta net devant une vieille croix de pierre, enfouie sous les ronces. Depuis, la croix fut dégagée, et le tracteur n’a plus jamais bougé de lui-même. Mais les enfants du village aiment encore s’y rendre, espérant voir le vieux Fordson cligner des phares…

 

 Tracteur

 

 tracteur

 

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