begues

  La légende des murmures de la Sioule

 

Il y a bien longtemps, lorsque les nuits d’hiver s’étiraient comme des draps glacés sur les collines de Bègues, les anciens racontaient qu’au bord de la Sioule, on pouvait entendre des voix… pas des cris, ni des chants, mais des murmures. Des mots soufflés par le vent, portés par l’eau, qui semblaient venir d’un autre temps.

On disait qu’un mage nommé Aurelien des Charmes, gardien des savoirs anciens, vivait reclus dans les souterrains taillés sous le plateau des Charmes. Il avait scellé ses secrets dans des amphores enfouies près de la rivière, et chaque nuit, la Sioule chantait ses incantations oubliées.

Mais un jour, un jeune berger du village, Théo, curieux et intrépide, suivit les murmures jusqu’au viaduc du Rouzat. Là, il trouva une pierre gravée d’un symbole inconnu. En la touchant, il entendit clairement : "Ceux qui écoutent sans peur, comprendront sans voir."

Théo revint chaque nuit, et peu à peu, il comprit les murmures. Ils lui parlaient de plantes qui guérissent, de chemins cachés dans la forêt, et d’un passage secret menant à une salle ronde sous le village. Il devint guérisseur, puis conteur, et transmit les savoirs du mage Aurelien.

Aujourd’hui encore, certains habitants de Bègues affirment que, par les nuits calmes, la Sioule murmure à ceux qui savent écouter. Mais attention : elle ne parle qu’à ceux qui viennent avec le cœur ouvert et l’esprit libre…

 

Aurelien des Charmes

 

mage

 

Viaduc de Rouzat

 

viaduc

 

Théo le berger

 

theo

 

La légende des tours oubliées de Bègues

 

Il y a plusieurs siècles, Bègues était ceinturé par une muraille de pierre, gardée par deux tours jumelles à l’ouest du village. Ces tours, hautes et austères, étaient appelées les Veilleuses. On disait qu’elles ne dormaient jamais, car leur mission était sacrée : protéger le village des ombres du plateau des Charmes.

Chaque nuit, deux gardiens montaient la garde : l’un veillait vers le nord, l’autre vers le sud. Mais un soir d’hiver, alors que la brume s’épaississait sur la Sioule, les deux gardiens disparurent sans laisser de trace. Les villageois, terrifiés, scellèrent les portes des tours et les abandonnèrent.

Depuis ce jour, les tours furent appelées "oubliées", car personne n’osait y entrer. Pourtant, les anciens racontent que par les nuits de pleine lune, une lumière bleutée s’échappe des meurtrières, et que l’on peut entendre deux voix murmurer : "Nous veillons encore… même si vous nous avez oubliés."

Certains affirment que les tours sont liées à un ancien passage souterrain menant au cœur du plateau des Charmes, là où les druides auraient jadis caché un artefact de pouvoir. D’autres pensent que les gardiens sont devenus les esprits protecteurs du village, et que leur présence empêche les malheurs de s’abattre sur Bègues.

Mais attention : quiconque tente de pénétrer dans les tours sans offrande ni respect se perd dans les brumes… et n’est jamais revu.

 

 Les tours oubliées de Bégues

 

 tours

  

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