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  La légende des lumières de la forêt des Colettes 

 

Autrefois, les anciens de Bellenaves racontaient qu’à certaines nuits d’automne, lorsque la brume descendait sur les vallons de la forêt des Colettes, des lueurs dansantes apparaissaient entre les hêtres centenaires. Ces lumières, ni tout à fait bleues ni tout à fait dorées, semblaient flotter à quelques centimètres du sol, suivant les sentiers oubliés.

On disait que ces lumières étaient les âmes des contrebandiers du sel, morts dans les bois au XVIe siècle, fuyant les gabelous du Bourbonnais. D’autres murmuraient qu’il s’agissait des feux follets, nés des souffles des anciens druides qui pratiquaient leurs rites dans les clairières secrètes.

Mais la version la plus populaire chez les enfants du village était celle de "L’Éclaireuse", une entité bienveillante qui guidait les voyageurs perdus. Selon la légende, un jeune berger nommé Éloi s’était égaré dans la forêt par une nuit glaciale. Alors qu’il s’apprêtait à s’endormir contre un rocher, une lumière douce l’avait enveloppé et conduit jusqu’à un ancien lavoir, où il fut retrouvé sain et sauf au matin.

Depuis, certains promeneurs affirment avoir vu cette lumière, surtout près du carrefour de La Bosse ou autour des anciens viaducs. Les sceptiques parlent de gaz des marais ou de reflets lunaires… mais les rêveurs, eux, savent que la forêt des Colettes garde ses secrets.

 

Lueurs dans la forêt de Colettes

 

lueurs

 

La légende de la source du prieuré

 

On raconte qu’au cœur du vieux prieuré de Bellenaves, aujourd’hui en ruines, coulait autrefois une source cachée, dont l’eau limpide possédait des vertus curatives. Les moines bénédictins, réputés pour leur savoir des plantes et leur foi profonde, y menaient des rituels de guérison pour les villageois souffrants.

Un manuscrit ancien, conservé dans les archives de l’église, évoque le cas d’une jeune fille nommée Alix, atteinte d’une fièvre mystérieuse que nul médecin ne parvenait à soigner. Sa mère, désespérée, l’amena au prieuré. Là, le frère Théobald, un moine herboriste, lui fit boire l’eau de la source après avoir prié toute la nuit. Le lendemain, Alix se leva, guérie, et sa guérison fut considérée comme un miracle.

Mais la légende ne s’arrête pas là. On dit que la source disparut mystérieusement après la Révolution, lorsque le prieuré fut abandonné. Certains affirment qu’elle se cache encore sous les pierres, et que ceux qui la trouvent peuvent guérir les maux du corps… et de l’âme.

 

Alix et le frére Théobald

 

alix et theobald

 

La Légende des Caves de Bellenaves

 

Au cœur du vieux château seigneurial de Bellenaves, on raconte qu’une alliance secrète fut scellée entre trois familles nobles au XIVe siècle : les Montferrand, les Bourbon et les mystérieux d’Aubignac. Ces lignages, menacés par les guerres féodales et les ambitions royales, auraient caché leur fortune dans les caves voûtées du château, protégées par des symboles alchimiques et des énigmes gravées dans la pierre.

 Le pacte des trois clés : Chaque famille possédait une clé forgée dans un métal différent or, argent et fer et seule leur réunion permettait d’ouvrir la crypte secrète.

Les nuits de lune noire : On dit que les descendants se réunissaient en secret lors des nuits sans lune pour renouveler leur pacte et veiller sur le trésor, qui contenait non seulement des pièces et des bijoux, mais aussi des parchemins révélant des secrets politiques et ésotériques.

La disparition du dernier gardien : En 1793, pendant la Révolution, le dernier gardien du secret aurait fui dans les bois de Colettes, emportant avec lui la clé d’or. Depuis, les caves restent scellées, et certains habitants affirment entendre des murmures dans les souterrains du château…

 

Le pacte des trois Seigneurs

 

seigneurs

 

La légende des feux follets des Combes

 

On raconte qu’au creux des Combes, là où la brume s’attarde même après le lever du soleil, des feux follets apparaissent les nuits sans lune. Ces lueurs bleutées seraient les âmes de trois sœurs du Montet, mortes sans sépulture après avoir été accusées de sorcellerie au XVIIe siècle. Chassées du village, elles auraient trouvé refuge dans une grotte de La Roche, où elles auraient juré de se venger de ceux qui profaneraient leur solitude.

Depuis, les feux follets surgissent pour égarer les promeneurs imprudents. Certains disent qu’ils murmurent des mots anciens, d’autres qu’ils dansent en cercle autour des pierres levées. Mais tous s’accordent sur une chose : si vous croisez leur lumière, ne la suivez jamais. Car elle vous mènera droit au gouffre des âmes perdues, là où les sœurs attendent encore justice.

 

 Les feux follets des Combes

 

 feux

 

 Les trois soeurs

 

soeurs

 

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