buxieres

 

 La légende du mineur Éloi

 

On raconte qu’Éloi était un mineur hors pair, né dans les entrailles de Buxières-les-Mines au début du XIXe siècle. Fils de charbon et frère du silence, il descendait chaque jour dans les galeries avec une lampe à huile et une prière au cœur.

Un jour, alors qu’il travaillait dans le puits Méglin, une veine de charbon particulièrement noire fut découverte. Éloi, curieux, s’y aventura seul, malgré les avertissements de ses camarades. Il creusa plus profondément que quiconque, jusqu’à ce que sa lampe s’éteigne sans raison. On ne le revit jamais.

Mais depuis ce jour, les mineurs affirment entendre des coups réguliers dans les parois, comme si quelqu’un tapait pour signaler sa présence. Certains disent avoir vu une silhouette sombre, tenant une lampe qui ne brûle jamais, errer près des terrils ou dans les galeries abandonnées.

On dit que tant que les coups résonnent, la mine est vivante. Et que si un jour le silence s’installe… c’est qu’Éloi aura enfin trouvé la sortie.

 

 Le mineur Eloi

 

mineur

 

La légende du charbon maudit

 

On raconte qu’au milieu du XIXe siècle, alors que les mines de Buxières-les-Mines battaient leur plein, une veine de charbon d’une noirceur inhabituelle fut découverte dans les galeries profondes du secteur des Plamores. Ce charbon, plus dense et plus brillant que les autres, semblait presque vivant. Les mineurs l’appelèrent rapidement “le charbon du diable”.

Un homme du nom de Mathurin, réputé pour sa témérité, décida de l’exploiter malgré les avertissements des anciens. Dès les premiers jours, des phénomènes étranges se produisirent : les lampes s’éteignaient sans raison, les galeries semblaient se refermer sur elles-mêmes, et des voix lointaines résonnaient dans les tunnels.

Puis vinrent les accidents. Des éboulements inexpliqués, des outils qui disparaissaient, et même des mineurs qui ne revenaient jamais. La peur s’installa. On disait que le charbon maudit absorbait l’âme de ceux qui le touchaient.

Un vieux prêtre fut appelé pour bénir la galerie, mais à peine avait-il commencé ses prières qu’un souffle glacé balaya la mine, éteignant toutes les flammes. Le puits fut scellé le lendemain, et son emplacement effacé des plans.

Aujourd’hui encore, certains habitants affirment que les nuits de pleine lune, une lueur noire s’élève des anciens terrils, et que l’on peut entendre le bruit sourd d’un pic frappant la roche… comme si Mathurin creusait encore, piégé à jamais dans les entrailles de la terre.

 

Prêtre bénissant la mine

 

pretre

 

La légende des Buis Veilleurs

 

On raconte qu’il y a bien longtemps, lorsque Buxières n’était encore qu’un hameau entouré de forêts épaisses, les buis qui poussaient sur les hauteurs n’étaient pas de simples arbustes. Ils étaient les Veilleurs du pays, des sentinelles végétales plantées par les druides pour protéger les vivants et guider les âmes des disparus.

Chaque buis aurait été lié à une famille du village. Lorsqu’un membre de cette famille mourait, le buis se mettait à frémir, même sans vent, comme s’il pleurait en silence. Les anciens disaient que si l’on coupait un buis sans cérémonie, la famille liée à lui serait frappée par le malheur pendant sept générations.

Un jour, un homme du nom de Théodore, nouveau venu au village, voulut construire sa maison sur une colline couverte de buis. Malgré les avertissements, il arracha les arbustes pour faire place à ses fondations. La nuit suivante, un orage terrible s’abattit sur Buxières. La maison de Théodore fut foudroyée, et lui-même disparut sans laisser de trace.

 

Colline couverte de buis

 

 buis

 

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