
La tuile du feu sacré ; Légende de Bomplein
Il y a bien longtemps, au cœur de la Sologne bourbonnaise, la Tuilerie de Bomplein n’était pas seulement un lieu de travail. On disait qu’elle abritait un four magique, construit par un maître tuilier nommé Éloi Bomplein, dont le nom fut donné au site.
Éloi avait découvert une veine d’argile si pure qu’elle semblait chanter sous ses doigts. Un soir d’orage, alors qu’il façonnait une tuile spéciale pour le toit de l’église de Couzon, un éclair frappa le four. Au lieu de le détruire, le feu se mit à brûler d’une flamme bleue, et la tuile en ressortit incandescente mais intacte, gravée d’un symbole inconnu.
On raconta que cette tuile, placée au sommet du clocher, protégeait le village des incendies et des tempêtes. Mais elle avait un prix : chaque génération devait offrir une tuile façonnée à la main, avec respect et silence, pour que le feu sacré ne s’éteigne jamais.
Quand la tuilerie cessa son activité en 1969, certains anciens murmurèrent que le feu s’était endormi… mais pas disparu. Et depuis sa restauration, on dit que les flammes bleues ont été vues à nouveau, dans les nuits de solstice, par ceux qui savent regarder.
Le four magique
