
Le géant de bois Boudet
Autrefois, dans les bois sombres de Boudet, vivait un géant redoutable. Il semait la terreur dans les environs de Ferrières-sur-Sichon, volant les bœufs et les moutons des paysans. Ce colosse cruel régnait sur la forêt, de l’autre côté de la rivière, en face de la mystérieuse Grotte des Fées.
Mais les fées, habitantes bienveillantes de la grotte, ne pouvaient tolérer ses méfaits. Elles usèrent de ruses pour protéger les villageois, ce qui attisa la haine du géant. Un jour, fou de rage, il pénétra dans la grotte avec l’intention de la détruire. Il tenta de faire s’écrouler la voûte en la soulevant sur ses épaules.
Les fées, alertées, allumèrent un feu de balais à l’entrée de la grotte. L’épaisse fumée envahit la cavité, et le géant mourut asphyxié. Son corps pétrifié serait aujourd’hui visible sous forme d’un rocher soutenant la voûte de la grotte, figé dans son dernier effort
Le géant de bois Boudet

La grotte des fées

Un jour, la plus jeune des fées de la Grotte des Fées se baignait paisiblement dans les eaux claires du Sichon. Sa beauté rayonnante attira l’attention d’un être étrange : un faune, mi-homme mi-animal, aux intentions peu honorables. Séduit, il décida de l’enlever.
La jeune fée, prise de panique, s’enfuit à travers les bois, poursuivie de près par le faune. Juste au moment où elle atteignait l’entrée de la grotte, il tendit la main pour la saisir. Dans un ultime acte de protection, elle se transforma en pierre pour lui échapper.
Depuis ce jour, un rocher allongé près de l’entrée de la grotte représente cette nymphe figée dans un linceul minéral, éternellement préservée des griffes du faune

Autrefois, dans un royaume lointain d’Orient, vivait une princesse d’une beauté éclatante. Ses parents, soucieux de l’unir à un chevalier qu’elle n’aimait pas, la pressaient de se marier. Face aux menaces et aux châtiments annoncés, elle prit une décision audacieuse : elle s’enfuit vers l’ouest, sans savoir où ses pas la mèneraient.
Après des jours et des nuits de marche, épuisée, elle arriva dans la Montagne Bourbonnaise, où les fées de la Grotte des Fées, touchées par sa détresse, l’accueillirent et la protégèrent. Elle trouva enfin la paix… mais ce répit fut de courte durée.
Un jour, alors qu’elle se reposait au bord du Sichon, elle aperçut un officier de son père, accompagné de soldats. Terrifiée, elle courut vers la grotte pour s’y réfugier. Juste au moment où l’officier allait l’atteindre, une vieille fée surgit et la sauva in extremis.
Depuis, un énorme bloc de pierre à l’intérieur de la grotte, surnommé le rocher du chameau, serait le vestige de cette légende. Certains disent qu’il représente la monture de la princesse, figée dans la roche comme témoin éternel de sa fuite et de son salut
La princesse orientale