
La légende des fresques vivantes de Jenzat
On raconte qu’au XVe siècle, un peintre itinérant nommé Aymard, venu des confins du Bourbonnais, trouva refuge à Jenzat alors qu’une épidémie de peste ravageait la région. Il fut accueilli par les moines du prieuré, qui lui confièrent la tâche de décorer les murs de l’église Saint-Martin pour redonner espoir aux fidèles.
Mais Aymard n’était pas un peintre ordinaire. On disait qu’il peignait avec des pigments bénis, mêlés à des larmes de pénitents et à des cendres de cierges consumés. Chaque fresque qu’il créait semblait vibrer d’une vie propre.
Parmi ses œuvres, deux attirèrent particulièrement l’attention :
La Passion du Christ, dont les couleurs semblaient s’intensifier à chaque Vendredi Saint.
Mais la plus étrange était celle de Saint François d’Assise recevant les stigmates. On dit que, certains soirs, un parfum de myrrhe flottait dans l’air, et que les fidèles entendaient le murmure d’un séraphin dans les voûtes de l’église.
Un jour, Aymard disparut sans laisser de trace. Les moines retrouvèrent son dernier pinceau posé sur l’autel, et une inscription gravée dans le mur : "Ceux qui prient avec foi verront ce que les yeux ne peuvent saisir."
Depuis, les habitants de Jenzat affirment que les fresques changent subtilement au fil des saisons, révélant des détails nouveaux à ceux qui viennent avec un cœur pur. Certains prétendent même que les peintures murales protègent le village, repoussant les malheurs par leur beauté sacrée.
Aymard peignant la passion du Christ
Aymard peignant Le martyre de Sainte-Catherine d’Alexandrie
Aymard peignant Saint François d’Assise recevant les stigmates
