
Les têtes figées du serment trahi
On dit qu’au XIIIe siècle, lorsque les Templiers bâtirent l’église Saint-Jean-Baptiste de Lamaids, trois chevaliers furent chargés de protéger une relique sacrée un fragment de la croix du Christ, dissimulé dans les fondations. Ces hommes firent le serment de silence et de fidélité éternelle. Mais l’un d’eux, séduit par l’or et les promesses d’un seigneur voisin, trahit ses frères et tenta de s’emparer de la relique . Le châtiment des pierres
Découverts, les trois chevaliers furent condamnés par leur propre ordre. Le traître fut exécuté, et les deux autres, bien que loyaux, furent murés vivants dans les piliers de l’église, pour avoir échoué à protéger le secret. En guise de mémoire ou de malédiction leurs visages furent sculptés en culs-de-lampe, figés dans la pierre, veillant pour l’éternité sur le sanctuaire.
Les nuits de pleine lune
Les anciens du village racontent que, certaines nuits, les visages semblent s’animer. Leurs yeux de pierre brilleraient d’une lueur pâle, et un souffle glacé parcourrait la nef. On dit que celui qui ose fixer trop longtemps ces têtes pourrait entendre le dernier serment des chevaliers… et être lié à son tour au secret de Lamaids.
Les 3 templiers

Apparition des templiers

La sentinelle invisible
Au-dessus du portail sud de l’église Saint-Jean-Baptiste, on distingue les vestiges d’une ancienne bretèche cette petite avancée fortifiée qui servait autrefois à surveiller les alentours et à défendre l’entrée. Mais à Lamaids, cette bretèche aurait abrité bien plus qu’un simple guetteur…
Selon les anciens, un chevalier templier, chargé de protéger un secret enfoui sous l’église, y aurait été assassiné par un frère jaloux. Son corps n’aurait jamais été retrouvé, mais depuis ce jour, une ombre furtive apparaît parfois au crépuscule, suspendue au-dessus du portail, là où la bretèche se dressait autrefois.
Le souffle du traître
On raconte que les nuits de vent, un souffle glacial descend de la bretèche, comme si le chevalier expirait encore son dernier soupir. Les plus sensibles disent entendre un murmure : « Non tradam » je ne trahirai pas. Certains pèlerins affirment avoir vu une silhouette en armure, immobile, les yeux tournés vers l’horizon, comme s’il attendait encore le retour de ses frères.
Le pacte du silence
Une superstition locale veut que quiconque s’arrête sous la bretèche et jure fidélité à voix haute ne sera jamais trahi dans sa vie. Mais attention : si le serment est rompu, le spectre du chevalier viendra réclamer sa part… et hantera les rêves du parjure jusqu’à la fin de ses jours.
Le Guetteur
