veurdre

 La légende de Saint-Mayol

Selon la tradition, Saint Mayol, moine itinérant du VIe siècle et futur abbé de Cluny, aurait traversé la région lors de ses voyages d’évangélisation. En arrivant sur la butte, il aurait été accueilli par des villageois frappés par la misère et la maladie. L’un des récits les plus marquants raconte qu’il aurait guéri miraculeusement un jeune garçon aveugle, simplement en posant ses mains sur ses yeux et en priant. Ce miracle aurait profondément marqué les habitants, qui décidèrent de construire une chapelle en son honneur sur cette butte, devenue lieu de pèlerinage.

Saint-Mayol

 moine

La légende des esprits du passage

Le Veurdre est traversé par trois anciennes voies romaines, vestiges d’un temps où les légions marchaient vers Augustonemetum (Clermont) ou Limonum (Poitiers). Ces routes, pavées de pierres usées, serpentent encore à travers bois et champs, comme des cicatrices du passé.

Mais selon les anciens du village, ces voies ne sont pas seulement des chemins de pierre… ce sont des passages entre les mondes.

On raconte qu’à la tombée de la nuit, surtout lors des équinoxes, des silhouettes fantomatiques apparaissent sur ces voies. Des soldats romains en armure, des pèlerins fatigués, des marchands disparus… tous condamnés à errer, incapables de quitter le chemin qu’ils ont foulé de leur vivant.

Certains témoignages parlent de : Pas résonnant sur les pavés, alors que personne ne marche. Lueurs dans les bois, comme des torches fantômes. Voix murmurantes, en latin ou en vieux français, portées par le vent.

Les habitants les appellent les “passants de l’ombre”. Il est dit que si tu croises leur route, tu ne dois ni parler ni les regarder dans les yeux, sous peine de les suivre… pour toujours.

Les silhouettes fantomatiques

silhouette

La légende du Batelier sans visage

Autrefois, Le Veurdre était un port fluvial majeur de l’Allier, avec ses toues, ses futreaux, et ses mariniers chantant au rythme des courants. Mais parmi eux, un homme étrange hantait les récits : le Batellier sans visage.

On raconte qu’il apparaissait les nuits de brume, debout sur une barque noire, glissant sans rame ni voile. Son visage était dissimulé sous une capuche, et ses yeux brillaient comme des braises. Il ne parlait jamais, mais s’approchait des berges où les âmes tourmentées venaient pleurer leurs regrets.

Selon la légende : Il emportait les âmes perdues qui rôdaient près de l’eau, surtout celles des mariniers morts en mer ou des voyageurs noyés. Certains disent qu’il était le gardien de la rivière, chargé de maintenir l’équilibre entre les vivants et les morts. D’autres affirment qu’il était un ancien passeur damné, condamné à errer pour avoir trahi des réfugiés pendant la guerre.

Les anciens du Veurdre disent que si tu te promènes seul au bord de l’Allier, surtout près du vieux port ou de la Maison de la Batellerie, tu peux entendre :

 Le   Batelier

batelier

 

La légende du prisonnier oublié

Selon une vieille tradition orale, l’une des tours aurait servi de prison seigneuriale. On raconte qu’un jeune homme, accusé à tort d’avoir volé un cheval au seigneur local, fut enfermé dans la tour nord. Les années passèrent, les guerres ravagèrent la région, et le prisonnier fut oublié. Ce n’est que bien plus tard, lors de travaux de restauration, qu’on aurait retrouvé des chaînes rouillées et des gravures étranges sur les murs intérieurs : des prières, des dessins, et une phrase gravée dans le vieux français :

“Je suis vivant dans la pierre.”

Depuis, certains habitants affirment que des gémissements peuvent être entendus les nuits de pleine lune, et que l’ombre d’un homme apparaît parfois derrière les meurtrières de la tour.

La tour sud et le pacte du feu

La seconde tour, plus massive, aurait été le théâtre d’un autre mystère. Lors d’un siège au XVe siècle, le seigneur du Veurdre aurait conclu un pacte avec un esprit du feu pour protéger son domaine. Il aurait enfermé l’entité dans la tour, en échange de la victoire. Le siège fut levé… mais depuis, l

 Le prisonnier oublié

 prisonnier

 

 accueil     alphabet     commune