
On raconte qu’au début du XXe siècle, un petit train à voie métrique surnommé le Tacot reliait les villages de l’Allier, serpentant à travers les bois, les champs et les collines. Ce réseau secondaire, aujourd’hui disparu, était le lien vital entre Montmarault et les hameaux environnants.
Mais une nuit d’hiver, alors que la brume recouvrait les rails et que le vent hurlait dans les sapins, un conducteur nommé Émile aurait pris le départ malgré les alertes météo. Le train ne parvint jamais à destination. Ni wagon, ni passager, ni conducteur ne furent retrouvés. Seul le sifflement du vent semblait imiter celui du Tacot…
Depuis, les anciens de Montmarault murmurent que certains soirs, surtout à l’approche de la Foire du Tacot, on peut entendre le grincement des roues sur les rails rouillés, le souffle de la locomotive dans les bois, et parfois… le sifflet solitaire d’Émile, appelant à embarquer pour un dernier voyage.
Le Tacot fantôme
