
La légende du maréchal aubergiste de Theneuille
Selon le conte, Dieu et Saint Pierre, déguisés en simples voyageurs, arrivent à Theneuille par une nuit de pluie battante. Ils frappent à plusieurs portes, mais personne ne veut les accueillir. Finalement, un maréchal-ferrant, également aubergiste, les reçoit avec chaleur, leur offre un repas et un lit… bien que celui-ci soit dans une salle où une noce doit bientôt avoir lieu.
Pendant la fête, les deux voyageurs sont malmenés par des convives ivres. Saint Pierre, souffleté, se cache dans les draps. Puis c’est au tour de Dieu lui-même d’être frappé. L’aubergiste, indigné, chasse les fauteurs de trouble. Le lendemain, lorsqu’il refuse d’être payé pour son hospitalité, il déclare :
« Je connais trop le malheur pour ne pas prendre pitié des malheureux. »
Ce geste de bonté aurait valu au maréchal une bénédiction divine… et à Theneuille, une place dans les récits populaires du Bourbonnais.
L'aubergiste , Dieu et Saint-Pierre
